Vos résonances… 3 soeurs de coeur

Profondes gratitudes pour vos partages …

Caroline.

J’ai longtemps pensé que la vie aurait été plus facile si j’avais été un garçon. Je l’ai cru tellement fort que j’ai espéré que la nature se soit trompée en me donnant une apparence féminine, j’en ai voulu à mes parents de m’avoir mise dans cette position que je pensais être de faiblesse. La vie semblait tellement plus facile lorsqu’on naissait homme. Alors pendant de nombreuses années, je me suis persuadée que j’avais le caractère du sexe opposé et j’ai combattu de toutes mes forces contre la féminité qui grandissait en moi, qui m’envahissait malgré moi. Je me suis longtemps convaincue que j’étais « matcho » et j’ai même réussi à en faire une fierté ! Je me suis battue contre les autres et surtout contre moi-même. Il m’a fallu une bonne quarantaine d’années, 3 enfants et un mari formidable pour comprendre qu’être une femme n’était pas un fardeau mais…un cadeau ! Les enfants quand on prend le temps de les écouter sont de vrais dons pour faire progresser dans la connaissance de soi. Ils nous renvoient sans filtre le meilleur comme le pire de notre personne. Evidemment, le pire est beaucoup plus difficile à recevoir mais il est peut-être ce qui fait le plus avancer et le meilleur est toujours là, pour adoucir le travail du pire et pour encourager à continuer. Les enfants ont cet avantage sur les adultes, ils aiment sans condition. Les miens m’ont permis de briser les barreaux de la prison que je m’étais construite année après année à partir de croyances totalement fausses, de codes de la société inadaptés, de peurs non fondées. J’ai appris à écouter mon corps, mes envies, mes besoins et j’ai découvert que pour autant, je n’étais pas moins aimée, bien au contraire ; que je n’étais pas moins efficace, bien au contraire ; que je n’étais pas moins créative, bien au contraire mais surtout…que le bonheur se gagne ! C’est une quête parfois ingrate comportant souvent de grandes avancées et quelques douloureux reculs mais la somme des deux est toujours en faveur de la progression vers le mieux. Finalement cette expression aide toi et le ciel t’aidera un peu désuète prend tout son sens. Chacun est responsable de son existence et du sens qu’il souhaite lui donner. Les fondations sont différentes pour chacun et les chemins plus ou moins sinueux. Cependant, quelles que soient les méthodes employées pour progresser, l’intention doit être là et émaner de soi.

Trois Sœurs de Cœur exprime parfaitement les étapes menant à la lumière du cœur car finalement, il est là le bonheur, dans le cœur. Pour moi, les trois notions importantes abordées sont : la sororité, l’ouverture du cœur, la place de l’homme dans notre société.

La sororité est une notion de plus en plus démocratisée qui permet aux femmes de ne pas rester seules dans leurs souffrances ou dans leurs accomplissements. C’est une force puissante qu’il est nécessaire de cultiver et diffuser. Nous ne sommes pas seules. Bien que chacune ne soit pas sur la même portion de son sentier, les expériences des unes font avancer les autres et à contrario, l’accompagnement des moins avancer permet de réaliser à quel point nous avons progresser et de saluer avec la gratitude appropriée le bénéfice de la sororité. Le partage est indispensable pour que cette alchimie fonctionne et le partage sans ouverture du cœur n’a pas de sens. C’est de là que viennent la sincérité et la sensibilité indispensables pour se trouver. Ne parle-t-on pas d’élan du cœur ?

Le dernier sujet qui n’apparait qu’en arrière-plan mais qui, à mes yeux, a son importance est la place de l’homme dans la société. L’homme est fort et puissant depuis toujours ; il est de ce fait, le pilier de la famille, inépuisable, inébranlable, sans aucun doute. Mais l’homme est avant tout humain et n’en déplaise aux millénaires de civilisation, l’homme possède également des fragilités, une fatigabilité, des faiblesses. Oui, des faiblesses ! Et pourtant depuis leur plus jeune âge, il leur ait apprit, qu’ils sont forts, qu’ils ne peuvent pas faiblir, qu’ils ne doivent pas faiblir ; qu’ils ne peuvent pas échouer, qu’ils ne doivent pas échouer. Le fait est, qu’en bon humain qu’il est, l’homme échoue parfois et souvent, il est seul face à son échec, face à la pression de la société. Que fait-on pour les aider ? Le sujet mérite d’être traité…

Je finirais en te remerciant ma chère Caroline pour la personne que tu es et pour la femme que tu m’as aidée à devenir.

 A toi, mon amie, 

Tendrement,

Frédérique, Janvier 2025

Quelle joie immense de plonger dans l’histoire de Charlotte, Sacha et Colette, pour ressentir tout le chemin parcouru pour devenir la femme que je suis aujourd’hui ! Réaliser tout simplement que ma vie m’appartient, comme si une voix intérieure, longtemps étouffée sous des couches de doutes, reprenait enfin ses droits, chantant sa propre mélodie. Pendant des années, je me suis construite dans le regard de mes parents, de ma famille et de mes amis. Je m’étais donnée pour devise de faire les choses à leur manière, comme un bon petit soldat pour être aimée et ne jamais déplaire. Comme Sacha, je m’étais donnée pour mission d’être l’enfant parfaite, la femme parfaite, la maman parfaite, mais très vite cela est devenu trop lourd à porter et vide de sens. L’impression de passer à côté de ma vie et d’être cette chose fragile qui a besoin des autres pour exister. L’impression de donner une image qui ne reflétait pas la personne que j’étais réellement. Le doute s’est installé. L’absence d’envies puis la perte de ma joie de vivre ont laissé un grand vide à l’intérieur de moi. Les enfants grandissant, j’ai commencé à travailler en dehors du foyer puis à chercher ce qui pourrait m’animer. Heureusement, j’ai la chance d’avoir un mari qui m’épaule, m’encourage et me valorise dans mes projets. Le désir d’être là pour les autres tout en écoutant mes envies et mes besoins. Les réceptions que j’aimais tant organiser à mon domicile n’avaient plus la même saveur. Créer du réseau n’avait plus forcément de sens. Les relations superficielles ne m’intéressent plus, je n’ai plus besoin de m’entourer de nombreuses personnes pour me sentir aimée. Garder mes amis chers tout en offrant de la place aux belles rencontres que la vie met sur mon chemin et continuer simplement à m’épanouir : cela devenait essentiel.

L’appartenance à un cercle de femmes les deux années passées a été une source de joie incroyable ! Un véritable collier de perles où chacune a sa place et où la solidarité de toutes dévoile l’extrême beauté du collier ! Portée par la force de cette sororité qui semblait capable de déplacer des montagnes et de transformer les rêves en réalité, j’ai fait tomber les barrières qui m’emprisonnaient dans une vie qui ne me convenait plus. J’ai souhaité me libérer de l’emprise inconsciente qu’avaient mes parents sur moi en poussant les portes des Constellations familiales et de la Kinésiologie pour devenir pleinement moi ! Que ma vie m’appartienne ! Une assurance regagnée qui n’enlève en rien l’amour porté à mes parents ni la reconnaissance de l’éducation reçue mais qui me permet, désormais, d’assumer qui je suis, en toute confiance et en pleine conscience. Une force nouvelle, comme un phénix renaissant de ses cendres m’a envahie, me redonnant la joie de vivre !

Ces trois cœurs ont battu en simultané dans le mien en me confirmant qu’il était temps que je me libère de tous ces fantômes et de mes pensées limitantes. Au final, je ne suis pas sûre que mes parents voulaient garder le contrôle sur ma vie de petite dernière de fratrie car, plus jeune, ma maman me surnommait Papillon des îles ; fort symbole de liberté et d’épanouissement personnel. Le papillon représente la métamorphose d’une chenille en papillon, symbolisant le changement, la croissance et la capacité d’évoluer à travers les défis de la vie. De même, le prénom qu’ils m’ont donné, symbole de lumière et de guidance pour les autres, révélait ce souhait que je m’envole ! Une très belle mission de vie reçue comme un précieux cadeau !

Ce roman aura cependant ravivé une douleur… Cette révélation d’abus sexuels subis par Colette a mis mon cœur à vif, me renvoyant aux confidences faites par deux amies chères ayant enduré ces actes innommables commis par des membres de leur famille ou des amis proches de leurs parents. L’incompréhension, le dégoût, la douleur, la colère et surtout l’impuissance face à l’immense douleur de mes amies et leurs difficultés à surmonter ces faits pour se reconstruire.

Je suis restée dubitative aussi en refermant ce livre… Comment les femmes peuvent-elles autant se déchirer au travail ou dans le quotidien alors que l’esprit de sororité est si fort face aux épreuves ?

Aujourd’hui, comme Sacha, je voudrais porter la robe rouge qui révèle ma féminité, mon audace, mon envie de vivre ! Je sens un immense soleil dans mon cœur, si puissant qu’il illumine tout autour de moi. J’ai décidé de me choisir et je suis prête à être moi-même. Ce roman est une vraie ode à la vie – une invitation au plein accomplissement de soi – à la Felicità ! La vie est belle, on se voit demain ?

Lucile, janvier 2025.

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